30 ans de Festival

Le Carnet du Festival

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Un ouvrage pour faire connaître l’épopée de votre Festival dont le but a été de proposer aux populations du département de s’échapper de la prison colorisée de leur télévision, pour retrouver leurs voisins et leurs amis autour d’artistes venus raconter leur histoire avec les mots des auteurs vivants

Cette aventure insensée pour nombre de personnes sérieuses et compétentes a été portée par la folie, la foi et l’inconscience de quelques autres convaincus de la nécessité de placer l’art et la culture, le théâtre au coeur de la Cité.

Utopie ? Peut-être, mais comme le poète l’a écrit « l’Utopie est la vérité de demain » (Victor Hugo). 8 villes en 1983, plus de 40 en 2013. Et comme dit Oscar Wilde : « Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies. »

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Le mots des présidents d'honneur

Fin 1980, représentation de mon spectacle, « Prothèses », au Théâtre municipal du Casino d’Enghien, engagé par le Centre François Villon et Nicol Blot, la directrice. Lors de la rencontre informelle d’après spectacle, je demande où en est le Théâtre dans la région, et constatons le désert culturel d’un département neuf où tout est à faire.

C’est ainsi que je me suis mis dans une situation hypothétique, porté par le désir de militer pour un théâtre émancipateur auprès d’une population souvent éloignée des événements culturels de proximité. Le projet fut donc d’amener le Théâtre, là où il n’était pas, au plus près du lieu de résidence de la population. Il fallait convaincre les maires et les responsables d’associations culturelles.

 

De la Vallée de Montmorency avec 8 communes en 1983 à près de 50 villes aujourd’hui, le Festival a vu le jour grâce aux différentes personnes qui m’ont accompagné dans cette aventure chimérique : Nicol Blot, directrice et François Chairon, du Centre culturel François Villon, Jean Jouandet, sous-préfet de Montmorency, Marie- France Lecuir, députée, Brigitte Perrault, DRAC Théâtre, Marcel Planche, directeur des M.J.C., ma collaboratrice Monique Daniéri. Françoise Kohler Chevrot, maire d’Enghien-les-Bains, fut la première à relever le défi en acceptant d’en prendre la présidence ; elle a permis la réalisation et donné une réalité à cette utopie.

 

Les salles des fêtes, les chapelles, les bistrots, les gymnases, la rue, les places, les marchés, la Gare du Nord, les gares locales, les grandes surfaces, les appartements, les bibliothèques, les écoles, les cinémas, mais aussi les « vrais » théâtres furent assiégés, libérés, investis, ravivés par les pièces d’auteurs contemporains et les compagnies indépendantes.

 

Alain Léonard

 

Cofondateur et directeur de 1983 à 2009

Dès 1983, nouvellement élue conseiller général puis maire d’Enghien-les-Bains, je suis invitée par Monsieur Jean Jouandet, alors sous-préfet de Montmorency, qui me confie que le nouveau ministre de la Culture, Jack Lang, a dégagé des crédits pour chaque département afin de développer de nouvelles actions culturelles visant à regrouper des villes autour d’un projet Musique-Danse-Théâtre et qu’ayant approché certains élus sans autre succès, il espérait que j’arriverai à un consensus dans la vallée de Montmorency.

Le projet m’a enthousiasmé. Notre chance aura été de découvrir Alain Léonard et son approche du spectacle vivant. Perspicace dans ses choix, ardent défenseur de son art, voulant porter le théâtre partout et pour tous, il sera « Monsieur Théâtre du Val d’Oise ». Ce festival a acquis une notoriété grandissante avec l’adhésion de près de 50 villes, c’est un exemple de bonne collaboration intercommunale, d’échanges et de recherches culturelles où le public se trouve au centre du projet. Nous avons reçu des compagnies et des comédiens remarquables de professionnalisme dont certains connaissent aujourd’hui des succès de scènes nationales : Alain a découvert de vrais talents. Les sourires et les émotions des spectateurs ont été autant de cadeaux et de chaleureux souvenirs pour nous, de très beaux moments et de belles rencontres.

J’ai été accompagnée dans cette aventure par les élus du Conseil général, les maires et les parties prenantes culturelles, ce qui a fait du Val d’Oise une véritable terre d’accueil culturel. La pérennité de ce festival montre combien nos espérances du début étaient le bon chemin à tracer. Ce Festival théâtral du Val d’Oise correspondait à une attente du public et en cela nous avons mené une réelle mission de service public.

À tous les amis du festival,aux élus, aux collaborateurs, j’adresse une fidèle reconnaissance.


Françoise Kohler-Chevrot


Présidente fondatrice, chevalier des Arts et Lettres